Presque toujours pour la même raison : on a traité le symptôme, pas la cause. Les cas classiques : un mauvais diagnostic de départ, plusieurs causes présentes dont une seule traitée, des sels non neutralisés qui reprennent l'humidité de l'air, ou la ventilation oubliée. Tant que la vraie source d'eau n'est pas supprimée, l'humidité réapparaît — souvent au même endroit.
On a traité une « remontée capillaire »… qui était en fait une condensation ou une infiltration. Le traitement, même bien réalisé, ne pouvait pas marcher : il ne visait pas la bonne cause. C'est l'erreur la plus fréquente, et elle vient d'un diagnostic bâclé.
Un même mur peut cumuler remontée et infiltration et défaut de ventilation. Traiter une seule cause laisse les autres agir. D'où l'importance d'un diagnostic différentiel qui cherche toutes les causes.
Après une remontée, le mur reste chargé de sels hygroscopiques. Ces sels attirent l'humidité de l'air même une fois la remontée stoppée : le mur reste humide et taché. Sans neutralisation, la sensation d'échec persiste.
Un mur gorgé d'eau met des semaines à des mois à sécher. Refaire enduit et peinture trop tôt, c'est réemprisonner l'humidité restante. Le séchage se mesure, il ne se devine pas.
On a traité le mur mais laissé un air intérieur trop humide : la condensation reprend, surtout après une rénovation qui a rendu le logement plus étanche (fenêtres neuves).
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• CSTB / CEREMA — pathologies de l'humidité, diagnostic et traitement des maçonneries.
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