Une peinture anti-humidité masque le symptôme, elle ne traite pas la cause. Sur une remontée capillaire ou une infiltration, l'eau continue d'arriver : la peinture finit par cloquer, se décoller, et l'humidité ressort au-dessus ou à côté. Elle peut avoir un intérêt cosmétique et temporaire sur une condensation légère bien ventilée — mais ce n'est jamais un traitement de fond.
Une peinture « anti-humidité » ou « d'étanchéité » crée un film étanche sur la surface du mur. Le problème : si le mur reçoit toujours de l'eau (du sol par capillarité, ou de l'extérieur par infiltration), cette eau et les sels qu'elle transporte s'accumulent derrière le film. La pression fait décoller la peinture ; le mur, désormais empêché de sécher, va souvent plus mal qu'avant. C'est le même piège que l'enduit ciment sur un mur ancien : on enferme l'eau au lieu de la gérer.
Sur une condensation légère, dans une pièce déjà correctement ventilée, une peinture d'assainissement (anti-moisissure) peut aider à limiter la reprise des taches — en complément d'une bonne ventilation, jamais à sa place. Dès qu'il s'agit de remontées, d'infiltrations ou de salpêtre, elle ne règle rien.
💡 Repeindre avant d'avoir traité la cause, c'est de l'argent perdu deux fois : la peinture et les travaux à refaire.
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• CSTB / CEREMA — traitement de l'humidité des maçonneries et perméabilité à la vapeur d'eau.
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