Un mur ancien — pierre, terre, brique, monté à la chaux — est conçu pour « respirer » : il gère l'humidité en la laissant s'évaporer. C'est sa façon naturelle d'évacuer l'eau du sol et de la pluie. L'enfermer sous un enduit ciment, une peinture plastique ou un doublage étanche bloque cette évaporation, piège l'eau dans le mur et déplace le problème plus haut ou à côté. La bonne approche : traiter la cause sans étouffer le mur.
Avant le ciment (généralisé au XXe siècle), les murs étaient montés à la chaux, avec des matériaux poreux : pierre, moellons, terre crue, brique. Ces murs ne cherchent pas à être étanches : ils absorbent puis relâchent l'humidité, comme un buvard qui sèche. On parle de perspirance (ou perméabilité à la vapeur d'eau). Tant que l'évaporation est possible, l'équilibre tient. Le problème apparaît quand on bloque cette évaporation ou quand l'apport d'eau devient trop important (remontées capillaires, infiltrations).
Sur un mur ancien humide, on ne cherche pas à « bloquer » l'humidité par la force, mais à réduire l'apport d'eau et préserver l'évaporation :
Et l'injection de résine ? Sur un mur ancien épais et hétérogène (pierre, moellons), elle est difficile à réussir et pas toujours adaptée : on décide cas par cas (voir limites de l'injection).
Notre diagnostic gratuit identifie la cause et propose un traitement adapté au bâti ancien (perspirant, non destructif quand c'est possible). Une question ? Notre assistant en ligne vous répond en direct.
• CEREMA / CSTB — comportement hygrothermique du bâti ancien et perméabilité à la vapeur d'eau.
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