En bref — Une remontée capillaire est l'eau du sol qui monte dans un mur par capillarité, comme dans un buvard, sur les bâtis anciens dépourvus de barrière étanche. Elle marque le bas des murs par une frange horizontale, du salpêtre et un enduit qui poudre, et reste présente toute l'année. Elle se traite — après diagnostic — par une coupure de capillarité, un drainage en cas d'apport latéral ou un dispositif d'assèchement, chaque solution ayant ses limites.
Une remontée capillaire est une humidité d'origine tellurique : l'eau présente dans le sol migre vers le haut dans les matériaux poreux de la maçonnerie — pierre, brique, mortier — par capillarité. Le principe est le même que celui d'un morceau de sucre ou d'un buvard trempé dans l'eau : le liquide monte dans les pores fins du matériau, contre la gravité.
Le phénomène concerne surtout les bâtiments anciens, construits sans coupure de capillarité (la barrière étanche horizontale placée à la base des murs des constructions modernes). L'eau du sol trouve alors un chemin libre et remonte, parfois sur plusieurs dizaines de centimètres de hauteur.
Une remontée capillaire laisse des indices assez caractéristiques, concentrés en partie basse des murs :
Pour ne pas la confondre avec une infiltration ou de la condensation, voir le guide reconnaître l'origine de l'humidité.
Trois conditions se combinent : un sol humide en contact avec la maçonnerie, des matériaux poreux aux pores suffisamment fins pour aspirer l'eau, et l'absence de barrière étanche à la base du mur. L'eau monte jusqu'à ce que l'évaporation en surface équilibre l'apport venu du sol — c'est ce qui fixe la hauteur du front humide.
Plusieurs facteurs aggravent le phénomène : un terrain naturellement humide ou une nappe haute, un sol extérieur ou un enrobé qui monte au-dessus du niveau intérieur, un enduit ciment étanche qui emprisonne l'eau et la force à monter plus haut, ou encore des sels déjà présents qui retiennent l'humidité (ils sont hygroscopiques : ils captent l'eau de l'air).
Les signes orientent, mais ne suffisent pas à conclure : un mur peut cumuler plusieurs causes, et un humidimètre à pointes affiche « humide » aussi bien pour une remontée que pour une infiltration ou une condensation — un mur chargé de sels peut même être lu humide alors qu'il est sec. La mesure cartographie l'humidité, elle ne la nomme pas.
Un diagnostic sérieux croise l'historique (depuis quand, lié à la pluie ?), l'inspection (niveaux de sol, enduits, ventilation), et des mesures à plusieurs hauteurs comparées à une zone de référence sèche. Voir notre méthode de diagnostic et mesurer l'humidité d'un mur.
Il n'existe pas une solution unique, mais plusieurs approches dont le choix dépend du mur, de son épaisseur, de son matériau et de l'environnement. L'honnêteté sur les limites de chacune est la condition d'un traitement durable.
On injecte dans la base du mur un produit (gel ou liquide) qui crée une barrière hydrofuge freinant la montée de l'eau. Solution très répandue pour recréer la coupure absente.
On insère physiquement une barrière étanche dans une saignée pratiquée dans le mur. C'est la méthode la plus radicale pour rétablir une coupure.
Quand l'eau arrive aussi latéralement (terrain en pente, sol gorgé d'eau, mur enterré), un drainage extérieur éloigne l'eau de la base du mur et soulage la maçonnerie.
Le BOX-S-GEO est un boîtier posé sans percer ni injecter dans les murs qui, selon son fabricant, agit sur le champ géomagnétique du sol pour contrarier la remontée de l'eau et favoriser l'assèchement progressif de la maçonnerie. Il est fabriqué par Geo Portugal.
Quelle que soit la solution, les sels accumulés doivent être neutralisés et les enduits dégradés déposés puis refaits avec des produits adaptés (enduits d'assainissement). C'est une étape à part entière, sans laquelle le salpêtre réapparaît.
Il n'existe pas de prix unique : le coût dépend du linéaire de mur à traiter, de l'épaisseur et du matériau, de l'accessibilité, du traitement des sels et de la reprise des enduits, et de l'éventuel drainage associé. Un petit traitement localisé n'a pas le même budget qu'un assainissement complet de maison. Pour des repères détaillés, voir prix de l'injection et prix du traitement de l'humidité. Le diagnostic sur place est gratuit et aboutit à un devis chiffré selon votre situation.
Des chantiers réels documentés, avec le contexte, la cause identifiée et la solution mise en œuvre : voir nos réalisations. Ils montrent qu'une même pathologie — la remontée capillaire — appelle des réponses différentes selon le bâti et l'environnement.
Le traitement de l'humidité des maçonneries s'appuie sur les règles de l'art du bâtiment (dont le DTU 20.1 sur les ouvrages en maçonnerie) et sur le principe, largement documenté, de la coupure de capillarité. Sur le plan sanitaire, l'humidité persistante et les moisissures associées sont reconnues comme un facteur de risque pour la santé respiratoire par les autorités de santé (OMS, ANSES). Ces références encadrent la nécessité d'un diagnostic avant travaux et d'un traitement durable.
Elle se reconnaît à une frange d'humidité en bas de mur, avec une limite horizontale assez nette qui monte de quelques dizaines de centimètres, accompagnée de salpêtre (dépôt blanc poudreux), d'un enduit qui s'effrite et de plinthes abîmées. Elle est présente toute l'année, indépendamment du climat intérieur.
L'eau présente dans le sol monte dans les matériaux poreux de la maçonnerie (pierre, brique, mortier) par capillarité, comme dans un buvard. Le phénomène touche surtout les murs anciens dépourvus de barrière étanche (coupure de capillarité) à leur base.
Oui, après un diagnostic qui confirme l'origine. Plusieurs solutions existent — injection d'une barrière, coupure mécanique, drainage quand il y a un apport latéral, dispositif d'assèchement — chacune avec ses cas d'usage et ses limites. Le choix dépend du mur, de son épaisseur et de l'environnement.
L'assèchement est progressif : un mur ne sèche pas du jour au lendemain. La durée dépend de l'épaisseur, du matériau, du taux d'humidité initial et de la ventilation. Un suivi par mesures (par exemple à 0, 6 et 12 mois) permet de vérifier l'évolution réelle.
Les sels restent présents dans le mur longtemps et peuvent réapparaître tant que le support n'est pas sec et correctement traité. Un traitement des sels et un ré-enduisage adapté limitent leur retour ; c'est une étape à part entière du chantier.
Notre diagnostic gratuit confirme s'il s'agit d'une remontée capillaire et détermine le traitement adapté — avec engagement de résultat. Une question ? Notre assistant en ligne vous répond en direct.
• Traitement : Faire traiter une remontée capillaire · Injection de résine · Assèchement des murs
• Diagnostic : Reconnaître l'origine · Méthode de diagnostic · Mesurer l'humidité d'un mur
• Autour du sujet : Enlever le salpêtre · Cuvelage ou drainage · Jusqu'où montent les remontées · Prix du traitement