Les remontées capillaires atteignent le plus souvent environ 1 à 1,5 mètre de hauteur, parfois davantage. Cette hauteur dépend de l'équilibre entre l'eau qui monte dans le mur et celle qui s'évapore, de la porosité des matériaux et surtout des sels hygroscopiques accumulés. La hauteur seule ne suffit jamais à poser un diagnostic fiable : elle doit être confirmée par des mesures d'humidité et une méthode rigoureuse.
Dans la plupart des maisons anciennes, les remontées capillaires se manifestent jusqu'à environ 1 à 1,5 mètre au-dessus du sol : auréoles, décollement de peinture, dépôts blanchâtres de salpêtre, plinthes gonflées. Il arrive que l'humidité monte plus haut, parfois jusqu'à 2 mètres, plus rarement au-delà. À l'inverse, sur certains murs elle plafonne à quelques dizaines de centimètres. Cette variabilité s'explique : la hauteur n'est pas une constante, c'est le résultat d'un équilibre propre à chaque mur.
Dans un mur enterré ou posé sur un sol humide sans coupure étanche, l'eau du sol est aspirée par capillarité, comme un buvard, à travers les pores des matériaux. Elle monte tant que la force capillaire l'emporte. Mais en montant, une partie de l'eau s'évapore par la surface du mur. La remontée se stabilise à la hauteur où l'eau qui monte est compensée par l'eau qui s'évapore. Tout ce qui modifie cet équilibre change la hauteur atteinte.
L'eau du sol transporte des sels minéraux (nitrates, sulfates, chlorures). En s'évaporant à la surface du mur, l'eau les dépose : ce sont les efflorescences blanches, le fameux salpêtre. Or ces sels sont hygroscopiques : ils captent l'humidité présente dans l'air ambiant. Un mur chargé en sels reste donc humide même là où l'eau du sol ne monte plus, et il peut sembler « mouillé » bien au-dessus de la vraie hauteur de remontée. C'est pourquoi un mur ancien, saturé de sels après des années, peut présenter des traces d'humidité étonnamment hautes.
Recouvrir un mur qui « remonte » d'un enduit ciment étanche, d'un doublage ou d'une peinture bloquante est une erreur fréquente. En empêchant l'évaporation, on supprime le mécanisme qui limitait naturellement la hauteur : l'eau, ne pouvant plus sortir sur la zone traitée, continue de monter et ressort plus haut, au-dessus de l'enduit. Le problème n'est pas réglé, il est déplacé et souvent aggravé. Un revêtement respirant, au contraire, laisse le mur évacuer son humidité.
Une même hauteur d'humidité peut venir de causes très différentes : remontées capillaires, mais aussi condensation, infiltration ou fuite. Un mur mouillé à 1 mètre n'est pas automatiquement un cas de capillarité. Seule une démarche complète permet de trancher : mesure du taux d'humidité en profondeur et en surface, recherche de sels, observation du contexte (sol, ventilation, historique). C'est l'objet de nos pages mesurer l'humidité d'un mur et méthode de diagnostic.
Une fois la cause confirmée, plusieurs approches existent, dont des solutions non destructives pour les remontées capillaires, comme le boîtier S·GEO® : selon le fabricant, il agit sur le phénomène de remontée sans saignée ni injection. Vous pouvez comprendre son principe sur notre page comment fonctionne le boîtier S·GEO, et comparer avec les limites de l'injection de résine. Le bon choix dépend du mur, des sels et de votre situation : un diagnostic préalable reste indispensable.
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• Documentation technique sur les pathologies de l'humidité du bâti (CSTB, CEREMA) et retours de terrain de nos experts France Conseil Humidité.
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