Radon dans la maison : le danger invisible qui monte du sol

C'est un gaz qu'on ne voit pas, qu'on ne sent pas — et pourtant, le radon est la 2ᵉ cause de cancer du poumon en France, après le tabac. Il remonte naturellement du sol et s'accumule dans les caves et les sous-sols. La bonne nouvelle : on sait s'en protéger, et les deux leviers reconnus — ventilation et étanchéité des espaces enterrés — sont exactement notre métier. On vous explique tout, sources officielles à l'appui.

Qu'est-ce que le radon ?

Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle. Il provient de la désintégration de l'uranium présent dans certaines roches du sous-sol (surtout les sols granitiques et volcaniques). Inodore, incolore, sans goût, il est totalement indétectable par nos sens. Il s'échappe du sol et, à l'air libre, se dilue sans danger. Le problème commence quand il s'infiltre dans un bâtiment et s'y accumule, faute d'évacuation.

Un vrai danger pour la santé

Le radon est classé cancérigène certain pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). En France, il est reconnu comme la deuxième cause de cancer du poumon, après le tabac et devant l'amiante. Le danger est décuplé chez les fumeurs : à exposition égale, un fumeur a environ 20 fois plus de risque de développer un cancer lié au radon qu'un non-fumeur.

2ᵉ

cause de cancer du poumon

après le tabac, devant l'amiante (CIRC).

×20

de risque chez les fumeurs

à exposition au radon équivalente.

300 Bq/m³

le niveau de référence

à ne pas dépasser dans un logement, en France.

Où et pourquoi il s'accumule

Le radon entre par tout ce qui est en contact avec le sol : sols en terre battue, fissures, passages de canalisations, joints, et surtout les caves, sous-sols et vides sanitaires. Deux facteurs déterminent la concentration à l'intérieur :

Certaines régions sont plus exposées (Bretagne, Massif central, Corse, Vosges, Alpes…), mais aucun logement n'est à l'abri : tout dépend du sol sous VOTRE maison et de sa ventilation. C'est pourquoi il faut mesurer.

Comment savoir si vous êtes concerné

Puisqu'on ne peut pas le sentir, la seule solution est de le mesurer. On installe un petit détecteur (dosimètre) dans les pièces de vie, idéalement au niveau le plus bas de la maison, pendant plusieurs semaines en période de chauffe (automne-hiver), quand les concentrations sont les plus élevées. Si la moyenne dépasse le niveau de référence de 300 Bq/m³, il faut agir.

Comment s'en protéger : ventilation & étanchéité

Les autorités de santé recommandent deux leviers, complémentaires — et ce sont précisément nos deux domaines d'expertise :

Chez France Conseil Humidité, nous intervenons justement sur ces deux fronts : ventilation des caves et vides sanitaires et étanchéité des espaces enterrés. Le même travail qui assainit une cave humide contribue aussi à réduire le radon — deux problèmes, une seule intervention bien pensée.

⚠️ Cet article informe à partir des données des autorités. Il ne constitue pas un avis médical : pour toute question de santé, adressez-vous à un professionnel de santé. La mesure du radon et les seuils relèvent des autorités compétentes (ASNR / IRSN, ARS).

Une cave, un sous-sol à assainir ? Le diagnostic est gratuit.

Ventilation et étanchéité des espaces enterrés : nos experts évaluent votre situation et vous proposent la bonne solution, sans engagement. Une question ? Notre assistant en ligne vous répond en direct.

Sources officielles

• ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection) — Le risque radon en 10 questions
• Cancer Environnement — Radon et effets sur la santé
• Agence Régionale de Santé — Radon : comment me protéger

FCH
Rédigé et validé par l'équipe technique de France Conseil Humidité, sous la responsabilité de Daniel Gomes, fondateur et expert du traitement de l'humidité. Contenu appuyé sur l'expérience de terrain et des sources officielles (ADEME, ANSES, BRGM, normes du bâtiment). Dernière révision : septembre 2026.
Appeler — 02 85 73 16 19