Le bas de vos murs est humide, du salpêtre blanchit la pierre, la peinture cloque ? C'est probablement une remontée capillaire : l'eau du sol qui monte dans les murs. Au-delà des dégâts visibles, ce phénomène crée une humidité chronique qui favorise les moisissures — et là, on entre dans un vrai enjeu de santé respiratoire, reconnu par l'OMS et l'ANSES. On vous explique tout, honnêtement.
Un mur, ce n'est pas étanche : la pierre, la brique, le mortier sont poreux, remplis de micro-canaux. Quand la base d'un mur est en contact avec un sol humide et qu'aucune barrière ne l'en protège, l'eau monte toute seule dans ces micro-canaux, par capillarité — exactement comme l'eau qui grimpe dans un sucre qu'on trempe dans le café.
L'eau monte généralement jusqu'à 1 à 1,5 mètre, formant un front d'humidité horizontal caractéristique au bas des murs. En s'évaporant à la surface, elle laisse derrière elle les sels minéraux qu'elle a transportés depuis le sol : c'est le salpêtre, ce dépôt blanc poudreux.
La capillarité n'explique pas tout. Dans un mur, les micro-canaux poreux se comportent comme un réseau chargé électriquement : la surface des pores porte des charges, et l'eau du sol est chargée d'ions (les sels minéraux). Or, sous et autour d'un bâtiment, l'eau souterraine en mouvement génère naturellement de faibles courants électriques — ce que la physique appelle un potentiel d'écoulement.
Ces courants créent une force électromotrice qui agit directement sur les molécules d'eau : par un phénomène d'électro-osmose, l'eau est littéralement « poussée » à travers les pores du mur, vers le haut. À la simple capillarité s'ajoute donc une composante électrocinétique : plus les eaux souterraines circulent sous la maison, plus cette force entretient la remontée. C'est l'une des raisons pour lesquelles deux maisons voisines, sur le même sol, peuvent réagir très différemment — et c'est précisément ce mécanisme électrique que vise notre procédé S·GEO®, pour couper le moteur de la remontée à sa source.
la limite typique où l'humidité s'arrête sur le mur.
en logement humide/moisi (OMS, 2009).
ont des moisissures visibles (ANSES, 2016).
Attention à ne pas confondre : si l'humidité est plutôt en hauteur ou sur les parois froides, c'est sans doute de la condensation, pas une remontée. Le bon traitement dépend de la bonne cause.
Une remontée capillaire n'est pas toxique en soi. Le risque est indirect mais réel : un mur humide en permanence est un terrain idéal pour les moisissures. Or, sur ce point, les autorités sont formelles.
L'OMS (2009) indique que vivre dans un logement humide ou moisi peut augmenter jusqu'à 75 % le risque de symptômes respiratoires et d'asthme. L'ANSES (2016) confirme des effets avérés sur la santé respiratoire : développement et aggravation de l'asthme (notamment chez l'enfant), rhinite allergique. Certaines moisissures qui prospèrent sur les murs humides, comme la moisissure noire, libèrent des spores dans l'air que l'on respire.
Les jeunes enfants, les personnes asthmatiques ou allergiques, les personnes âgées et immunodéprimées. À cela s'ajoute l'inconfort thermique : un mur gorgé d'eau est un mur froid, qui isole moins bien et rend le logement plus difficile à chauffer sainement.
⚠️ Cet article informe à partir des données des autorités de santé. Il ne remplace pas un avis médical : en cas de symptômes respiratoires, consultez un médecin.
En parallèle, la remontée capillaire abîme le bâti : les enduits se désagrègent, les joints de maçonnerie s'effritent, les sels attaquent la pierre, l'isolation thermique chute et, à long terme, la structure se fragilise. Plus on attend, plus la remise en état coûte cher.
❌ Gratter le salpêtre et repeindre. Il revient, parce que l'eau, elle, monte toujours.
❌ Poser un enduit ou une peinture étanche qui « bloque » l'humidité : l'eau, ne pouvant plus s'évaporer, monte plus haut ou ressort ailleurs. On aggrave le problème.
❌ Attendre. Chaque saison humide fait progresser les dégâts — et l'exposition des occupants.
Puisque le problème vient de l'eau qui monte du sol, il faut l'empêcher de monter. Après diagnostic, nous mettons en place la solution adaptée :
Le mur met ensuite du temps à sécher (comptez de l'ordre d'un mois par 2,5 cm d'épaisseur) — c'est normal. Pour aller plus loin : traiter les remontées sans casser le mur, combien de temps pour assécher un mur, et notre page traitement des remontées capillaires.
Nos experts confirment la cause exacte (mesure à l'appui) et vous proposent la bonne solution, sans engagement. Une question ? Notre assistant en ligne vous répond en direct.
• Organisation mondiale de la santé (OMS) — Lignes directrices pour la qualité de l'air intérieur : humidité et moisissures (2009)
• ANSES — Moisissures dans le bâti, rapport d'expertise collective (2016)
• Voir aussi notre article : Moisissures et santé