La VMC simple flux fait entrer l'air neuf par des grilles en façade : un air extérieur froid, humide et non filtré, et le flux ne balaie que le trajet grille → bouche d'extraction, laissant des zones mortes. La ventilation par surpression capte l'air neuf dehors, le filtre (G4 + F7), le tempère et l'insuffle jusqu'à saturer les volumes : l'air passe partout et, comme il est en mouvement, l'humidité ne se dépose plus sur les parois froides. C'est le principe utilisé en milieu hospitalier pour maîtriser l'air.
La VMC simple flux fonctionne en dépression : un caisson extrait l'air des pièces humides (cuisine, salle de bains, WC), et pour compenser, le logement aspire de l'air par des grilles placées en haut des fenêtres. Cet air entrant n'est pas préparé : c'est l'air extérieur tel quel, froid en hiver, chargé d'humidité les jours de pluie, et non filtré (poussières, pollens, pollution de la rue). C'est aussi ce qui crée cette sensation de courant d'air froid sous les fenêtres.
Surtout, le renouvellement se limite au chemin le plus court entre la grille d'entrée et la bouche d'extraction. L'air « file » d'un point à l'autre et ne balaie pas tout le volume de la pièce. Résultat : des zones mortes mal ventilées — derrière les armoires, sous le lit, sous le canapé, dans les angles — exactement les endroits où l'air stagne, refroidit, et où l'humidité finit par se déposer et nourrir les moisissures.
La ventilation par surpression (insufflation) prend le problème à l'envers. Au lieu d'aspirer, elle capte l'air neuf à l'extérieur, le fait passer par des filtres — un préfiltre G4 (grosses poussières, insectes) puis un filtre fin F7 (particules fines, pollens) —, le tempère, puis l'insuffle dans le logement. Le volume est mis en légère surpression : l'air sain, poussé, sature tous les volumes et ressort par les petits défauts d'étanchéité en chassant l'air humide vers l'extérieur.
Comme l'air est poussé et non plus seulement aspiré, il va partout : il passe sous le canapé, sur le lit, derrière les armoires, dans les angles — précisément là où la VMC simple flux ne va pas et où l'humidité se dépose d'habitude. On supprime les zones mortes.
Le point clé, c'est le mouvement de l'air. L'humidité de l'air ne se dépose sur une surface que lorsque cet air stagne au contact d'une paroi froide et descend sous son point de rosée. En maintenant l'air en mouvement et homogène dans tout le logement, la surpression empêche l'humidité de « stationner » sur les zones froides (angles, ponts thermiques, murs derrière les meubles). L'air n'étant pas statique, l'humidité ne va pas se poser sur les parties froides : on limite ainsi la condensation et les moisissures à la source.
Autre avantage : l'air entrant étant filtré (G4 + F7) et tempéré, on évite l'arrivée brutale d'air froid des grilles — donc moins de chocs thermiques et un air intérieur plus sain (moins de pollens et de particules), ce qui peut aider les personnes sensibles.
La mise en surpression avec de l'air filtré n'est pas un gadget : c'est le principe utilisé dans les hôpitaux, blocs opératoires et salles propres pour maîtriser le renouvellement et la qualité de l'air, et empêcher l'air non traité d'entrer. FCH applique cette logique au logement, avec une gamme dimensionnée au cas par cas.
La ventilation par surpression agit sur l'humidité liée à l'air (condensation, moisissures de surface, air confiné). Si l'eau vient des murs — remontées capillaires, infiltration —, il faut d'abord traiter la cause, puis ventiler. Le bon dimensionnement dépend du logement : c'est ce que détermine le diagnostic, avec un engagement de résultat. Pour comparer les familles de ventilation, voir aussi VMC ou ventilation positive et quelle ventilation choisir.
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• Classes de filtration (G4 / F7) selon les normes de filtration de l'air ; principe de ventilation en surpression employé en milieu hospitalier et salles propres. Repères ADEME / CSTB sur la ventilation et la qualité de l'air intérieur.
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